Comité Départemental Olympique et Sportif des Hauts de Seine

16 villes des Hauts-de-Seine prendront part aux JO 2024 !




Gennevilliers, février 2019. Aux yeux de Lounis Amedjkouh, directeur des sports, la ville dispose d’un atout pour être retenue comme centre d’entraînement par une délégation étrangère : son expérience.  LP/Antoine Guitteny
Gennevilliers, février 2019. Aux yeux de Lounis Amedjkouh, directeur des sports, la ville dispose d’un atout pour être retenue comme centre d’entraînement par une délégation étrangère : son expérience. LP/Antoine Guitteny

Source : LeParisien.fr.
Seize communes ont déjà un pied dans l'olympisme. Elles viennent de décrocher, comme 490 autres en France et comme 24 départements, le label Terre de jeu  x qui les inclut dans le dispositif Paris 2024.

« Ce label va permettre à chacun de contribuer, à son échelle, à trois grands objectifs : la célébration, pour faire vivre à toutes les émotions des Jeux ; l'héritage, pour changer le quotidien des Français grâce au sport ; et l'engagement, pour que le projet profite au plus grand nombre », indique le comité départemental olympique et sportif (CDOS 92).

Lounis Amedjkouh, directeur des sports de Gennevilliers, est un des artisans de cette première victoire. « Nous avons déposé notre dossier de candidature en juin dernier, se souvient-il. Le but de cette démarche est de devenir centre de préparation, puis d'entraînement pour des délégations étrangères. Ce label est une première étape. Le sport est une tradition à Gennevilliers, on ne pouvait pas passer à côté des Jeux ! »

 

Gennevilliers et ses consœurs font désormais partie du vaste catalogue du COJO, le comité d'organisation des JO. Les délégations étrangères s'en servent pour déterminer où elles iront.

« Mettre les Jeux à portée de main »

De 2020 à 2024, elles peuvent ainsi tester les installations des centres de préparation. « Cela implique tout un cahier des charges précis avec une offre hôtelière, des transports, etc. Si cela leur convient, elles décideront d'en faire leur base et on sera alors centre d'entraînement », poursuit Lounis Amedjkouh.

Gennevilliers vise aussi bien la préparation aux jeux des valides que celle des jeux paralympiques, et notamment le basket fauteuil.

« Ce serait une telle fierté d'accueillir des athlètes. On a beaucoup de clubs et d'associations. Alors, pour les enfants et les jeunes qui ne sortent pas souvent de leur quartier, ce serait formidable. Cela mettrait les Jeux à portée de main. La dynamique est déjà là et on a déjà le gâteau. Devenir centre d'entraînement serait la cerise. Ce serait un gain en termes d'image et pour l'après JO, à plus long terme », s'enthousiasme Mohamed Grichi, l'adjoint aux sports.

 

À Gennevilliers, on mise sur des atouts très concrets : la qualité des infrastructures, comme le parc des sports ou le dojo, qui a déjà produit la championne Clarisse Agbegnenou,  ainsi que la proximité directe d'axes de circulations (A86, A15…) et l'expérience de la ville.

« Nous avons des RER, des métros et nous sommes à 3 km du Village olympique, appuie Lounis Amedjkouh. Et puis nous avons déjà été centre d'entraînement d'équipe pour le Mondial de foot féminin.  »

Colombes déjà dans le vif du sujet

De manière plus terre à terre, ce label ouvre la porte à des retombées sonnantes et trébuchantes. « Cela nous permettrait de remettre à niveau certaines installations. On a déposé un dossier pour refaire la piste d'athlétisme, confirme la mairie. C'est tout de suite une enveloppe à 1,2 million d'euros. »

À quelques kilomètres de là, Colombes avec son passé olympique en est déjà à l'étape suivante. Le label Terre de Jeux est juste une formalité.

Dès septembre 2017, la ville a été désignée choisie pour accueillir les épreuves de hockey sur gazon.  En mars dernier, elle a en plus été désignée centre d'entraînement des nageurs. Là aussi, l'olympisme permettra de rénover un équipement vieillissant, à savoir la piscine municipale.

Au sud, Vanves espère tirer ses clubs sportifs vers le haut : autour du label, la ville proposera des « actions fédératrices, sportives et éducatives, indique le maire (UDI), Bernard Gauducheau. Nous rénovons des équipements sportifs et nous avons des équipes de basket et de tennis en national, ainsi que plusieurs champions olympiques comme les nageurs Camille Lacourt  et Jordan Coelho ou encore la sabreuse Léonore Perrus ».

Vanves veut faire gagner ses sportifs

La commune compte bien profiter des JO pour renforcer cette « dynamique ». Car le Parc des expositions de la Porte de Versailles, dont une partie empiète sur Vanves, accueillera deux disciplines olympiques, le handball et le tennis de table.

La ville d'Issy-les-Moulineaux a, elle, saisi l'occasion de fédérer autour du sport et des projets sportifs de la ville. « Nous avons par exemple lancé, il y a deux mois, une expérience de sport-santé. L'idée est d'aller chercher ceux qui se sont éloignés d'une activité sportive. On leur propose une consultation au centre médical de santé. Un diagnostic est établi et nous les accompagnons sur six mois », explique Bernard de Carrere, adjoint maire en charge des sports.

Le tout est gratuit, financé par la ville et une association de gymnastique. Une vingtaine de personnes se sont déjà inscrites. La ville va également candidater pour accueillir des délégations, françaises ou étrangères lors des Jeux olympiques et paralympiques.

Et pourquoi pas sensibiliser les écoles ?

À Sceaux, le label terre de jeux est reçu comme « la reconnaissance de l'engagement de la ville sur le moyen terme », se félicite Philippe Laurent, le maire UDI de la ville.

« Les villes autour de l'US Métro [NDLR : club omnisports d'Antony] ont également fait la demande du label car nous mettons en place une collaboration pour l'accueil des délégations étrangères, au sein des clubs sportifs de nos communes. »

Un autre objectif est de « sensibiliser les écoles et lycées de la commune à l'accueil des sportifs », poursuit l'édile, qui espère que le programme scolaire 2021 des villes labellisées adoptera une ligne JO 2024.

« On avait fait pareil pour les élections européennes, où quelqu'un intervenait dans les écoles pour sensibiliser avec un programme ludique ». Les villes labellisées ne manquent assurément pas de projets.

Les communes du département labellisées : Issy-les-Moulineaux, Bagneux, Boulogne-Billancourt, Bourg-la-Reine, Chaville, Colombes, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers, Le Plessis-Robinson, Levallois-Perret, Malakoff, Montrouge, Rueil-Malmaison, Sceaux, Vanves et Villeneuve-la-Garenne.